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Portage salarial ou micro-entreprise : que choisir quand on est consultant IT
Les deux statuts n'adressent pas les mêmes situations. Comparaison sur les droits sociaux, les plafonds, la charge administrative et l'accès aux grands comptes.
Deux logiques différentes
La micro-entreprise optimise la simplicité et le coût de gestion. Le portage salarial optimise les droits sociaux et la sécurité contractuelle. Sur des TJM IT courants, le choix se joue rarement sur le net immédiat.
Les droits sociaux
En micro-entreprise, vous n'ouvrez pas de droits à l'assurance chômage et vos droits à la retraite restent limités. En portage salarial, vous relevez du régime général : chômage, retraite de base et complémentaire, prévoyance, mutuelle d'entreprise, congés payés.
Les plafonds
La micro-entreprise est soumise à un plafond de chiffre d'affaires. Un consultant IT facturant à un TJM de marché sur douze mois pleins l'atteint généralement. Le portage salarial n'a pas de plafond de ce type.
La charge administrative
En micro-entreprise, vous facturez, relancez, recouvrez et déclarez. En portage salarial, la facturation, le recouvrement et les déclarations sociales sont pris en charge. Le recouvrement est le point le plus sous-estimé : un impayé sur une mission de plusieurs mois représente un risque de trésorerie significatif.
L'accès aux grands comptes et aux ESN
Beaucoup de grands comptes et d'ESN exigent une assurance responsabilité civile professionnelle, un cadre contractuel solide et parfois une garantie financière. Le portage salarial répond à ces exigences par construction.
Notre lecture
La micro-entreprise convient à un démarrage, à des missions courtes ou à une activité complémentaire. Le portage salarial convient dès que la mission est longue, le TJM significatif, et que vous voulez conserver vos droits sociaux.